Rayer tous les rendez-vous de son agenda pour venir ferrailler en personne dans l’hémicycle jusqu’au milieu de la nuit, s’époumoner sur le risque de creuser le déficit de la Sécurité sociale en cas de rejet de son projet de loi de financement pour 2026, en agitant une note de l’administration commandée exprès, et multiplier les longues suspensions de séance pour négocier en direct avec les chefs de groupes dans les boudoirs du Palais-Bourbon. Jeudi 4 décembre, le Premier ministre, Sébastien Lecornu, a passé une journée explosive, alors que l’Assemblée se penchait sur la hausse de la contribution sociale généralisée (CSG) sur le capital, contenue dans la première partie du texte. Et ce n’était ni à cause de l’extrême droite, ni à cause de la gauche, mais du fait d’un rapport de force implacable instauré par une personnalité de son propre camp, copain de longue date et normand comme lui,
Mauvais camarade
Appel à la démission de Macron, rejet du budget de la Sécu... A quoi joue Edouard Philippe avec ses potes de droite ?
Réservé aux abonnés
Après avoir réclamé début octobre une présidentielle anticipée, froissant les macronistes, celui qui est déjà déclaré pour 2027 s’est lancé dans un bras de fer sur le budget de la Sécurité sociale, au risque de fragiliser son ami Sébastien Lecornu.
Edouard Philippe au Trianon, à Paris, le 3 juin 2025. (Albert Facelly/Libération)
Publié le 06/12/2025 à 10h33
Pour aller plus loin :
Dans la même rubrique
Nos newsletters

Alerte Libé
Les alertes, infos et enquêtes Libé à ne pas manquer

Libé Matin
Le brief matinal idéal pour bien commencer la journée

Opinions
Les billets, éditos, tribunes ou chroniques qui font débat

Toutes nos newsletters
Actualité, politique, lifestyle... découvrez toutes nos newsletters

Les plus lus