Juste avant Noël, l’information faisait tache. Jeudi 18 décembre, Libé révélait que de grandes enseignes culturelles vendaient des livres interdits par des arrêtés ministériels en raison de leur contenu susceptible de provoquer des «troubles à l’ordre public» – en l’espèce, de leur caractère raciste, antisémite ou négationniste. Le ministère de l’Intérieur nous avait annoncé saisir la justice dans la foulée. Ce vendredi, Cultura et Amazon ont fait le ménage.
Contactée, l’entreprise Cultura annonçait jeudi que les deux livres de son catalogue que nous avions pointés allaient être «déréférencés d’ici vingt-quatre heures». C’est chose faite ce vendredi. L’un est un brûlot raciste américain, les tristement célèbres Carnets de Turner du néonazi américain William Luther Pierce. Un roman écrit sous la forme d’un journal qui justifie, au nom de la suprématie blanche, les crimes de masses et les génocides à l’encontre des personnes noires et juives. Il avait fait l’objet d’un arrêté d’interdiction «de circulation, de distribution et




