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Mise à distance

Après une marche émaillée de saluts nazis et d’insultes haineuses, la famille de Quentin Deranque condamne «la récupération» et «les débordements»

Dans un communiqué diffusé lundi soir, l’avocat de la famille Deranque a souhaité rappeler que la mémoire du jeune militant d’extrême droite, frappé à mort après une rixe avec des activistes d’extrême gauche, appartenait «à tous les Français, sans exclusive».

La manifestation à la mémoire de Quentin Deranque, le 21 février 2026, à Lyon. (Stéphane Lagoutte/MYOP pour Libération)
Publié aujourd'hui à 19h21

Un message de distance, deux jours après une manifestation aux accents pour le moins haineux. La famille de Quentin Deranque, jeune militant d’extrême droite frappé à mort le 12 février dans une rixe avec des activistes d’extrême gauche, a dénoncé «les débordements racistes et discriminatoires» observés samedi 21 février lors de le marche organisée à Lyon pour lui rendre hommage.

Dans un message adressé à l’AFP, initialement dévoilé auprès de RTL, l’avocat de la famille a rappelé que la famille «n’était ni présente, ni à l’initiative du rassemblement organisé samedi dernier à Lyon». Et si elle a remercié les manifestants «venus dans une démarche sincère», elle a revanche condamné «très fermement la récupération politique de cette marche effectuée sans la moindre pudeur, la présence de certains extrémistes notoires et les débordements racistes et discriminatoires constatés en marge de cette marche».

Saluts nazis et insultes racistes et homophobes

«La mémoire de Quentin n’appartient pas à des groupuscules, mais à tous les Français, sans exclusive», a encore précisé l’avocat de la famille Deranque, qui avait appelé «au calme et à la retenue» avant cette marche organisée sous haute tension par Aliette Espieux, une militante anti-avortement mariée à Eliot Bertin, leader du groupuscule Lyon populaire, dissous en même temps que la Jeune garde.

Samedi 21 février, Libération avait repéré «des saluts nazis ainsi que des insultes racistes et homophobes» présents sur des vidéos de la marche, mises en ligne sur les réseaux sociaux. Y étaient également présentes plusieurs figures de la mouvance néonazie française, l’ancien militant frontiste Yvan Benedetti, le président des «Jeunes Nationalistes» Alexandre Gabriac ou le hooligan Marc de Cacqueray-Valmenier, ex-leader du groupe les Zouaves, multi-condamné pour violences.

Lundi 23 février, le parquet de Lyon a annoncé l’ouverture de deux enquêtes consécutives à cette marche et à des signalements effectués par la préfecture du Rhône. La première pour «apologie de crime contre l’humanité», l’autre pour «injures racistes et homophobes», a appris Libération, confirmant une information de BFMTV. En parallèle de ces injures, le Progrès a fait état de la découverte de symboles suprémacistes et néonazis sur la façade d’une école du 5e arrondissement de la ville, lieu dominé par les groupuscules d’extrême droite.

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