Juste avant l’été, pendant la campagne législative, on entendait souvent les socialistes dire qu’ils voulaient faire «comme les insoumis». Ils les regardaient avec admiration. «Un jour, Christophe Bex m’appelle et me dit : “On va faire une fête populaire.” Une fête populaire ? Eh bien j’y suis allé, c’était super, super !» racontait par exemple le socialiste Sébastien Vincini, soutien du candidat LFI, élu député de Haute-Garonne. «Ça a revivifié ma pratique militante», s’enthousiasmait-il. «Leur truc, c’était de dire qu’on n’était pas la gauche de gouvernement, observait la députée insoumise, Sarah Legrain. Mais ils voient bien qu’on n’est pas des échevelés.»
Les jours ont raccourci, la Nouvelle Union populaire écologique et sociale (Nupes) va défendre ce lundi une nouvelle motion de censure contre le gouvernement après le 49.3 sur le projet de budget 2023, et ce sont désormais les insoumis qui prennent exemple sur les socialistes. «Je vais me “soc-démiser”», a prévenu François Ruffin sur France Inter mi-octobre. «Je n’ai plus envie de hurler sur les bancs de l’Assemblée nationale, a expliqué le député de la Somme, qui trace sa propre route




