Le Front de libération nationale corse (FLNC) a revendiqué lundi 9 octobre la série d’explosions de bâtiments qui s’est déroulée dans la nuit précédente. L’attaque est survenue après la visite d’Emmanuel Macron sur l’île, lors de laquelle il avait envisagé plus d’autonomie politique.
Le groupe de militants nationalistes, qui avait lancé sa démilitarisation en 2014, a annoncé dans un très bref communiqué être responsable de ces attentats. «Nous n’avons pas de destin commun avec la France», y réplique le FLNC à Emmanuel Macron qui avait, lors de son discours, décrit la Corse comme «enracinée dans la France et dans la République». Retour en force ou coup médiatique ? Le professeur de sciences politiques à l’université de Versailles-Saint-Quentin, spécialiste de la violence politique, Xavier Crettiez revient sur l’évènement.
Comment expliquez-vous le retour de la violence en Corse ces derniers mois ?
C’est un retour de la violence qui est assez modique. Ils ont fait sauter une vingtaine de villas et de bâtiments, ça n’a rien à voir avec les «nuits bleues» des années 80, où il y avait parfois jusqu’à 180 explosions en une seule nuit. Ça reste une violence assez limitée, en grande partie parce que le FLNC n’a plus les structures clandestines et organisationn




