Ce n’est pas un mois à Matignon qui vous change les réflexes d’un ministre des Armées. «Je suis un moine soldat, confesse Sébastien Lecornu. J’ai tout essayé. Ce soir, ma mission prend fin.» Rompez. Chargé lundi 6 octobre dans l’après-midi par Emmanuel Macron de tenter, en quarante-huit heures, des négociations de l’impossible afin de dégoter une introuvable «plateforme d’action et de stabilité», le Premier ministre démissionnaire est venu, ce mercredi soir sur le plateau du JT de France 2, poser un état des lieux. Davantage qu’un plan de bataille.
D’abord, il estime que rien ne pousse à retourner en campagne. «Il y a une majorité absolue, à l’Assemblée nationale, qui refuse une nouvelle dissolution. Beaucoup de personnalités connaissant leur terrain voient qu’une dissolution amènerait à une fuite en avant», recommande-t-il, après un dernier entretien avec le chef de l’Etat pour lui partager ses conclusions. «Si j’étais un peu provocant, je dirais que cette Assemblée nationale», issue de la dissolution de juin 2024, «ressemble davantage au pays que la précédente». Représentative certes mais toujours séparée en trois blocs




