Mardi 14 décembre. Il est un peu plus de 10 heures. Cela fait longtemps que le Conseil de Paris n’a pas été aussi calme. En ouverture de la dernière session de l’année, l’ensemble des groupes politiques vient de rendre un hommage appuyé au dernier compagnon de la Libération, Hubert Germain, décédé le 12 octobre dernier. La révérence est forcément unanime. A droite comme à gauche, on salue la mémoire de l’ancien résistant dans un consensus. Ephémère.
Quelques minutes plus tard, l’ambiance s’électrise. Au moment où la maire de Paris, Anne Hidalgo, introduit l’épineux débat sur le budget de la ville – des discussions toujours particulièrement animées – la voix de certains élus de droite s’élève. «Ce n’est pas de notre faute si vous êtes à 3 % [dans certains sondages pour la présidentielle, ndlr]. Ce n’est pas de notre faute si Jadot ne veut pas venir avec vous. Pas besoin de vous venger sur nous», lâche Rachida Dati, la présidente du groupe Changer Paris, après que la maire socialiste l’a menacée d’ouvrir son micro pour que ses interventions «soient connues des Parisiennes et des Parisiens».
«Vous étiez absente pendant les négociations avec l’Etat, vous étiez dans votre campagne présidentielle», lancera quelques instants plus tard un autre élu LR. Depuis des mois, les allusions à l’élection s




