Le 5 décembre dernier, plusieurs cadres insoumis, dont le président de la commission des finances, Eric Coquerel, partageaient un communiqué signé par LFI et la fédération du PCF de Seine-Saint-Denis, annonçant un «accord départemental» entre les deux partis. «Les candidats communistes et insoumis mèneront campagne ensemble pour bâtir des majorités solidaires, écologiques et démocratiques», expliquait le texte comprenant par ailleurs la répartition des têtes de listes à Bobigny, Noisy-le-Sec, Sevran, Stains, au Blanc-Mesnil, à Aubervilliers, Aulnay-sous-Bois, Bondy, Drancy, Saint-Denis, Noisy-le-Grand et Neuilly-sur-Marne.
Un accord célébré par LFI sur les réseaux sociaux mais beaucoup moins par la direction communiste. C’est peu dire que place du Colonel-Fabien, le deal noué n’a pas été apprécié. «Nationalement, LFI décide d’attaquer les plus grosses mairies dirigées par le PCF et de faire capoter des rassemblements de la gauche. Je ne vois pas comment on peut justifier un accord aussi favorable pour LFI [en Seine-Saint-Denis]», s’agace le porte-parole du PCF, Léon Deffontaines.
Reportage
Les communistes entendent donc bien aborder cette question lors du prochain conseil national prévu début janvier. D’autant que selon les statuts du parti, pour les villes de plus de 20 000 habitants, les sections et fédérations doivent élaborer des propositions de candidatures avec le conseil national. Lesquelles doivent être soumises au vote des adhérents habitant le territoire concerné. De quoi remettre en cause l’alliance ?




