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Libération
Reportage

Au Salon de l’agriculture, Emmanuel Macron se frotte aux griefs de la Coordination rurale

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Le Président poursuit, ce samedi après-midi, sa longue déambulation dans les travées, sans vaches, de la porte de Versailles à Paris. Le très contestataire syndicat agricole, rival de la FNSEA, a finalement accepté de le rencontrer à huis clos.

Emmanuel Macron a dialogué avec l'hologramme de la vache Biguine pour l'ouverture du Salon de l'agriculture, le 21 février 2026. (Aurélien Morissard/AFP)
Publié aujourd'hui à 14h04, mis à jour le 21/02/2026 à 18h03

Suspense annuel : Emmanuel Macron va-t-il être un peu, beaucoup, ou pas du tout chahuté à l’ouverture du Salon de l’agriculture ? Le cordon à peine coupé, samedi 21 février peu avant neuf heures, par le chef de l’Etat, deux de ses grognards devisent. «Je ne suis pas du tout inquiet !» claironne le patron des sénateurs macronistes, François Patriat. «Moi, je le suis ! diverge l’ex-député Jean-Baptiste Moreau, resté le Monsieur agriculture officieux du Président. A la Coordination rurale (CR), ils ont acheté des billets en masse pour le week-end. Ils vont peut-être faire un ou deux happenings dans la journée.»

Le belliqueux syndicat, deuxième en termes de représentativité et connu pour vouloir «faire la peau aux écolos», donne le ton en menaçant de snober l’entretien bilatéral proposé par l’Elysée aux principaux représentants des agriculteurs, au contraire de la FNSEA et des Jeunes Agriculteurs (JA), rencontrés hors micro en début de matinée. Finalement, le président de la CR, Bertrand Venteau, se glisse

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