On croise de drôles de choses dans les allées du salon «Made in France» de Paris. Par exemple, cette jeune femme déguisée en espadrille géante qui déambule pour inciter les visiteurs à «mettre la France à leur pied», comprendre acheter des chaussures produites dans l’Hexagone. Citons aussi ce jeune homme - très musclé - en caleçon dans l’immense hall du Parc des expositions du sud de la capitale malgré les dix petits degrés de la fin d’après-midi. Mais ce vendredi, deuxième jour de la 9e édition du salon spécialisé dans la promotion des produits fabriqués en France, il y a surtout des candidats à la présidentielle. Beaucoup de candidats.
Pour aller plus loin
Jean-Luc Mélenchon ouvre le bal dans la matinée. Entourée d’une véritable armée de micros et caméras, le candidat insoumis à la présidentielle est venu défendre le produire français et la nécessaire réindustrialisation face à «la France devenue un poulailler libre pour les renards libres» d’Emmanuel Macron. Dans les allées, le député des Bouches-du-Rhône avance péniblement gêné par la vingtaine de journalistes qui le suit. A chaque arrêt, l’ancien sénateur discute, examine les produits qui lui sont présentés comme ces casseroles de l’entreprise Cristel fabriquées à Montbéliard. «Comme quoi la relocalisation industrielle c’est possible !» lance-t-il. Dans la section Normandie, Mélenchon essaye une veste en moleskine qu’il achètera dans la foulée. Pour le plus grand bonheur de l’entrepreneur et des caméras.
Puis, Marine Le P




