Jean-Luc Mélenchon est omniprésent. Plus ses partenaires de gauche le pressent de se mettre en retrait, plus il se met en avant. Après avoir pris ses alliés du Nouveau Front populaire de court dimanche soir, en prenant la parole avant tout le monde, le leader insoumis continue d’embarrasser son camp. Alors que Marine Tondelier s’était proposé de représenter la gauche lors du débat d’entre-deux tours face à Gabriel Attal et Jordan Bardella, l’ancien candidat à la présidentielle a affirmé qu’il fallait plutôt un insoumis. «Monsieur Bardella a raison», a-t-il écrit sur X en réponse au président du RN et aspirant Premier ministre, qui s’est dit prêt à débattre avec lui. «Le candidat du Nouveau Front populaire pour la primature n’a pas été désigné. Il doit donc s’adresser aux insoumis, premier mouvement en nombre d’élus au premier tour du Nouveau Front populaire.» «Ce sera soit Mélenchon à Matignon, soit un autre insoumis», a ensuite affirmé Sophia Chikirou en faisant son entrée à l’Assemblée avec tous les candidats élus au premier tour.
Luttes fratricides
Avant le second tour des législatives : à gauche, Jean-Luc Mélenchon ramène la tension sur ses cas personnels
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L’activisme du chef des insoumis est ressenti durement sur le terrain par de nombreux candidats NFP aux prises avec le RN et «l’épouvantail» dans l’opinion du triple candidat à la présidentielle. Sa garde rapprochée semble plus occupée à lutter contre les «purgés» de LFI.
Mathilde Panot et Jean-Luc-Mélenchon place de la République à Paris au soir du premier tour des législatives anticipées. (Cha Gonzalez/Libération)
Publié le 01/07/2024 à 21h57
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