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Avant les européennes, les partis de gauche s’apprêtent à l’après

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A dix jours du vote, socialistes, insoumis, communistes et écolos pensent déjà aux scrutins municipaux et présidentiel. Des personnalités de la société civile prévoient un appel rapide à une candidature commune en 2027, alors que François Ruffin ou Clémentine Autain se structurent pour la suite.

Lors du meeting de Raphaël Glucksmann à Tournefeuille, le 24 mars 2024. (Ulrich Lebeuf/Myop pour Libération)
Publié le 30/05/2024 à 17h23

Le 9 juin, à 20 heures, une parenthèse se refermera. Pour beaucoup, à gauche, la campagne européenne a été vécue comme une pause, un moment à passer avant de reprendre leur élan vers 2027. Partisans de l’union ou d’eux-mêmes, tous cherchent à trouver leur place dans la séquence qui s’ouvrira lors de la soirée électorale pour mettre leur récit en circulation. «Qu’est-ce qu’on dit le 9 juin ? Ce sera un moment de captation comme il y en a peu», prédisait le député socialiste Jérôme Guedj début mai. «Tout va se jouer à 20 heures», analyse aussi un soutien de François Ruffin. Le député de la Somme continue à se structurer dans la perspective de la présidentielle. Il a levé des fonds, monté une équipe, cherche déjà des signatures et de l’argent. Depuis des semaines, certains de ses proches l’imaginent prendre la parole, micro à la main, depuis Amiens ou Flixecourt, pour acter l’échec de la gauche désunie et faire «renaître un espoir».

«Il prendra des initiatives, prévient-on dans son entourage. Il va se mettre dans la peau de l’électeur de gauche, en disant qu’il faut se battre contre l

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