Fumigènes, banderole, discours guerrier et jeunes hommes au look «casual» prisé des radicaux d’extrême droite, pour certains cagoulés : le groupuscule identitaire Argos, créé cet été, a mené ce samedi 10 décembre sa première «grande» action. Un happening devant une «salle de shoot» du Xe arrondissement de Paris au message «choquant et violent», dénonce l’entourage de la maire socialiste du secteur, Alexandra Cordebard, cité par le Huffington Post auprès duquel l’association en charge des lieux annonce vouloir déposer plainte. L’équipe de l’élue déplore «ces tentatives d’intimidation et ces menaces fascistes» de la part d’un groupuscule qui n’est, selon nos informations, rien d’autre qu’une reconstitution de la ligue dissoute Génération identitaire (GI), fondée par et pour les jeunes activistes racialistes orphelins du groupe. GI avait été interdit par décret en mars 2021 par le gouvernement pour incitation «à la discrimination, à la haine et à la violence», le ministre de l’Intérieur, Gérald Darmanin, précisant dans le décret de dissolution que cette organisation pouvait «être regardée comme présentant le caractère d’une milice privée»<
Extrême droite
Avec «Argos», Génération identitaire tente un come-back sous un faux nez
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Un groupuscule d’extrême droite créé cet été a mené une action coup de poing contre une «salle de shoot» parisienne, samedi. Selon les infos de «Libé», cette nouvelle structure est une résurgente de la ligue dissoute en mars 2021.
A Paris, lors de la visite des riverains dans une SCMR, lieu d'accueil pour les usagers de drogues. (Virginie Seiller/Hans Lucas)
Publié le 13/12/2022 à 8h00
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