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Présidentielle

Avec Fabien Roussel, les communistes retrouvent le goût du risque

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A une très large majorité, les communistes, réunis en «conférence nationale», ont désigné leur secrétaire national dans la course à l’Elysée. Les militants qui avaient accepté de soutenir Jean-Luc Mélenchon en 2012 et 2017, sont appelés, dans un mois, à approuver ou rejeter ce choix.

Le député communiste Fabien Roussel à l'Elysée le 29 mars 2019, pour un déjeuner avec Emmanuel Macron. (Thomas Samson/AFP)
Publié le 11/04/2021 à 16h07

La phrase est signée Fabien Roussel : «Soit je décolle et c’est une chance pour la gauche, soit je reste au ras des pâquerettes et ça ne change rien pour la gauche.» Dimanche, le secrétaire national du Parti communiste français (PCF) a appuyé sur le bouton pour tenter d’apercevoir les nuages. Il a été investi par une très large majorité (73%) des 800 membres de la conférence nationale des rouges. L’envie de porter le drapeau à la présidentielle est validée mais il va falloir attendre encore quelques semaines pour l’officialisation : les adhérents communistes valideront (ou pas) la candidature de Roussel le 9 mai prochain après un vote.

La tendance du vote ne laisse guère de place au suspense. Il ne faut pas oublier que le chef du PCF a été élu en hiver 2018 sur une promesse : présenter un candidat à la présidentielle. Le parti désormais centenaire ne veut plus s’effacer derrière une autre tête. Les communistes s’étaient rangés derrière Jean-Luc Mélenchon en 2012 et 2017 après un catastrophique 1,93% avec Marie-George Buffet en 2007. Ce week-end, lors d’un meeting numérique, Fabien Roussel a indiqué le chemin : «Nous proposons un pacte aux Français pour bâtir avec eux et la jeunesse une République so

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