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Le billet de Thomas Legrand

Avec leur usage des motions de rejet, le RN et les macronistes deviennent de mauvaises caricatures du parlementarisme

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Sur la loi Duplomb hier, sur la réforme Dati pour la création d’une holding de l’audiovisuel public aujourd’hui, le recours à cette manœuvre illisible pour le grand public pervertit le jeu démocratique.

Rachida Dati, ministre de la Culture, à l'Assemblée nationale le 30 juin 2025. (Ludovic Marin/AFP)
Publié le 01/07/2025 à 17h45

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C’est une technique parlementaire qui nécessite des talents de politicard de couloir, un savoir-faire de tripatouilleur du règlement de l’Assemblée, qualités dont la chambre des députés n’a jamais manqué. Et puis, il y a ce vieux paradoxe qui existe depuis toujours «à la chambre» comme on disait aux glorieux temps du parlementarisme triomphant : les contempteurs du parlementarisme les plus virulents se montrent souvent, quand ils finissent – à force de discours simplificateurs – par avoir des députés, par devenir la caricature de ce qu’ils fustigeaient. L’exemple de la surutilisation d’une procédure bien particulière, la motion de rejet préalable, pour éviter qu’un texte ne soit discuté en séance et subisse un tapis de bombe d’amendements, est symptomatique.

La réforme Dati sur la holding du service public de l’audiovisuel a-t-elle subi le rejet préalable pour de bonnes raisons (de

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