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Le billet de Thomas Legrand

Taxe Zucman : Bernard Arnault sombre dans le trumpisme

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Dans un article publié ce week-end dans le «Sunday Times», le milliardaire a sonné une violente charge contre la taxe sur les plus hauts patrimoines. Il a attaqué ad hominem son promoteur, l’économiste Gabriel Zucman, le qualifiant de «pseudo-universitaire» et de «militant d’extrême gauche».

Bernard Arnault en 2023 au siège du groupe LVMH. (Stefano Rellandini/AFP)
Publié le 21/09/2025 à 19h13

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«J’ai essayé : on peut !» Ce titre d’un roman de San-Antonio reflète bien l’état d’esprit totalement décomplexé de Bernard Arnault, sans plus de vergogne. Celui-ci décide d’enlever les derniers filtres de la bienséance minimum qu’il convient de respecter dans le débat public. A la manière d’un Elon Musk ou d’un Peter Thiel, bref de l’une de ces immenses fortunes d’outre-Atlantique qui, ne se satisfaisant plus de leur pouvoir économique quasi hégémonique, prennent le pouvoir politique, Bernard Arnault se sent autorisé à outrepasser les bornes avec une arrogance insensée.

Bernard Arnault, la figure emblématique des «ultrariches» qui, en trente ans, sont passés de 12 à 40 % de possession de la richesse nationale, n’apprécie guère le projet de taxe Zucman.

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