Les Guignols disparus, Laurent Wauquiez n’a jamais eu sa marionnette. Ils se seraient pourtant bien gondolés, les scénaristes de Canal, à mimer les saynètes jouées par le patron des députés Les Républicains (LR) à l’Assemblée. «On boit le café le matin et il a déjà pensé à trois coups politiques qu’il va faire dans la journée !» se marre un pilier du bloc central. Ecrasé au printemps par Bruno Retailleau, son rival pour la présidence du parti, l’élu de Haute-Loire a retrouvé de l’air avec l’examen du budget. Un ex-ministre macroniste, impliqué dans les débats du projet de loi de finances, l’observe amusé : «Il a fait une expérience de mort imminente et il raconte à tout le monde comment c’était.» Après avoir encaissé l’éphémère popularité du Vendéen accumulée au ministère de l’Intérieur, il n’a pas caché son plaisir au moment de son départ du gouvernement. «Son pétrole, résume un dirigeant socialiste, c’est de faire chier Retailleau.»
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