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Le billet de Thomas Legrand

Boualem Sansal gracié : une victoire du calme et de la méthode sur les agitations identitaires

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Ce résultat confirme que la France n’avait rien à gagner dans l’hystérisation du dossier algérien par Bruno Retailleau et l’extrême droite.

Un rassemblement de soutien à Boualem Sansal à Paris, le 25 mars. (Thibault Camus/AP)
Publié le 12/11/2025 à 18h07

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Le 6 novembre, le nouveau ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez, reçoit tous les préfets à Paris. Sébastien Lecornu est là aussi. L’une des inquiétudes de la plupart des représentants de l’Etat dans les départements et régions était de savoir si le nouveau gouvernement allait changer de méthodes vis-à-vis de l’Algérie. En effet, les préfets sont préoccupés, en ce moment, par la situation des centres de rétention administrative (CRA) qui se trouvent sur leurs territoires. Ils sont surchargés, «au bord de l’embolie», nous glisse un haut fonctionnaire de la préfectorale. Car depuis plusieurs mois, quasiment plus un Algérien en situation illégale et sous obligation de quitter le territoire français (OQTF) ne peut être expulsé.

«L’Algérie se ferme comme une huître», poursuit notre haut fonctionnaire. En cause,

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