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Le billet de Thomas Legrand

Boualem Sansal «n’aime pas l’islam» : un écrivain doit pouvoir dire ça

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L’auteur algérien est bien dans son droit, comme nous le sommes tous, de critiquer une religion, à commencer par celle dont il a pu mesurer les excès dans son pays d’origine.

Boualem Sansal au 20 heures de France 2, le 23 novembre 2025. (Denis Allard/Libération)
Publié le 24/11/2025 à 16h01

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La fraîche et simple liberté de Boualem Sansal, ce lundi 24 novembre dans la matinale de France Inter, nous rappelle une évidence trop oubliée ces temps-ci : on peut ne pas aimer la religion, une, plusieurs, toutes les religions. A propos de l’accusation qui lui est faite par certains, à la gauche de la gauche, d’être d’extrême droite, l’écrivain franco-algérien répond cette évidence : «Qu’est-ce que je vais dire ? Que j’aime l’islam alors que je ne l’aime pas ? Pour moi ce n’est pas possible. Ce n’est pas que je n’aime pas… ça ne m’accroche pas. J’ai étudié cette religion comme j’ai étudié toutes les religions.»

Tous les non-croyants de gauche, élevés dans la culture ou un environnement catholique, juif ou protestant et qui ne croient pas ou plus en Dieu (je parle de la majorité de ceux qui se réclament de la gauche) devraient autoriser un intellectuel algérien, élevé dans un pays musulman, à dire la même chose : je n’aime pas ma religion, je n’aime pas la religion. Cette affirmation basique et si commune, ce libre arbitre, cette marque d’émancipation que nous revendiquons fièrement pour nous-même, de Volta

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