Pour ne rater aucun billet de Thomas Legrand, inscrivez-vous aux newsletters de nos chroniqueurs politiques
La fraîche et simple liberté de Boualem Sansal, ce lundi 24 novembre dans la matinale de France Inter, nous rappelle une évidence trop oubliée ces temps-ci : on peut ne pas aimer la religion, une, plusieurs, toutes les religions. A propos de l’accusation qui lui est faite par certains, à la gauche de la gauche, d’être d’extrême droite, l’écrivain franco-algérien répond cette évidence : «Qu’est-ce que je vais dire ? Que j’aime l’islam alors que je ne l’aime pas ? Pour moi ce n’est pas possible. Ce n’est pas que je n’aime pas… ça ne m’accroche pas. J’ai étudié cette religion comme j’ai étudié toutes les religions.»
Tous les non-croyants de gauche, élevés dans la culture ou un environnement catholique, juif ou protestant et qui ne croient pas ou plus en Dieu (je parle de la majorité de ceux qui se réclament de la gauche) devraient autoriser un intellectuel algérien, élevé dans un pays musulman, à dire la même chose : je n’aime pas ma religion, je n’aime pas la religion. Cette affirmation basique et si commune, ce libre arbitre, cette marque d’émancipation que nous revendiquons fièrement pour nous-même, de Volta




