Le GUD (Groupe Union Défense) est indissociable des fameux «rats noirs», ces jeunes casqués et blouson de cuir sur le dos qui jouaient de la barre de fer jusqu’à une période récente. L’image d’Epinal de ces dandys fachos, gosses de la haute qui faisaient le coup de poing dans les rues de Paris, est restée ancrée dans l’esprit de qui s’est penché sur l’histoire de la violence politique en France des cinq dernières décennies. Le nom du groupe est même devenu une marque, un sceau qui se transmet de génération en génération d’activistes violents d’extrême droite. Au point que, si le GUD est tombé dans l’oubli à mesure que ses rangs se clairsemaient, des jeunes «fafs» s’en réclament encore à l’instar des Zouaves Paris. Ou de Loïk Le Priol, «gudard» au moins jusque dans les années 2012-2013, mais qui participait encore à une expédition punitive du groupe en 2015, et vient d’être arrêté suite à l’assassinat de Federico Martin Aramburu. Ou encore de ces quatre autres jeunes néofascistes qui comparaissent cette semaine devant les assises de Nantes
Violence politique
Brève histoire du GUD, ce groupuscule fascisant dont a fait partie Loïk Le Priol
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Le GUD, l’acronyme le plus célèbre de l’extrême droite étudiante, est revenu dans l’actualité. Un de ses ex-militants est mis en cause dans l’assassinat de l’ex-rugbyman Federico Martin Aramburu. Ce syndicat de cogneurs fascistes, lié à la faculté d’Assas à Paris, est tout aussi violent que groupusculaire.
Le 1er mai 1989, à Paris, des membres du Groupe Union Défense (GUD), groupe politique d'extrême droite, défilent lors de le traditionnelle fête de Jeanne d'Arc. (Keystone-France)
Publié le 25/03/2022 à 10h12
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