A supposer que ce soit un «socle», a-t-il encore quoi que ce soit de «commun» ? La fragile coalition de droite et du centre de Michel Barnier s’enferre entre bisbilles et divergences de fond. L’alliance de l’ex-majorité macroniste et des députés LR, qui avait maintenu Yaël Braun-Pivet à la présidence de l’Assemblée en juillet, a échoué mardi 22 octobre à propulser Virginie Duby-Muller (LR) à la vice-présidence de la Chambre basse, en remplacement de la ministre de l’Agriculture, Annie Genevard. Elle a été devancée de 14 voix par l’écologiste Jérémie Iordanoff. Des voix d’Ensemble pour la République (EPR) et du Modem lui ont fait défaut au troisième tour. La répartition des postes entre les troupes de Laurent Wauquiez (LR), Gabriel Attal (EPR), Marc Fesneau (Modem) et Laurent Marcangeli (Horizons), plus nombreuses en tout que le Nouveau Front populaire, avait pourtant fait l’objet d’un accord en juillet pour ne pas laisser de postes à la gauche. Mais le deal a lâché avant que l’encre n’ait fini de sécher.
Désunion
Budget 2025 : entre les macronistes et la droite, des fractures sur la ligne
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Dépourvue de cohérence idéologique ou tactique, la maigre coalition de Michel Barnier expose ses divergences pendant l’examen du projet de loi de finances, à coups de règlements de compte et de votes contradictoires.
Le Premier ministre, Michel Barnier, à l'Assemblée nationale, le 8 octobre 2024. (Albert Facelly/Libération)
Publié le 23/10/2024 à 20h47
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