Qu’un député issu de la famille politique de Michel Barnier se compare, après soixante-quinze heures d’examen du budget de l’Etat à l’Assemblée, à un «hamster qui tourne dans sa roue» en dit long sur l’état de fatigue des troupes censées soutenir le gouvernement… Qu’il se rassure : l’épilogue se rapproche. Mardi après-midi, les députés doivent se prononcer sur la première partie du projet de loi de finances (PLF) pour 2025, celle consacrée aux «recettes», et dont les discussions se sont terminées dans la nuit de vendredi à samedi. Alors que l’exécutif a laissé couler les débats, sans recourir rapidement à l’article 49.3, qui coupe court à la discussion, les troupes de la coalition soutenant le gouvernement l’ont mauvaise. «Tout ce qui se passe ici n’a aucune importance, peste un député Ensemble pour la République (EPR, le nom du groupe Renaissance à l’Assemblée nationale depuis juillet), ancien ministre. Chacun se fait plaisir, saute de joie mais in fine, la règle, c’est un 49.3.»
Analyse
Budget 2025 : un vote crucial pour dire stop ou encore à l’Assemblée
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Les députés se prononcent ce mardi 12 novembre sur le volet «recettes» du projet de loi de finances. Un rejet enverrait directement le texte au Sénat, effaçant les milliards d’euros supplémentaires votés contre l’avis du gouvernement, et empêchant les discussions sur les dépenses.
Le ministre français de l'Economie, des Finances et de l'Industrie, Antoine Armand, et le ministre délégué au Budget et aux Comptes publics, Laurent Saint-Martin, à l'Assemblée nationale, le 22 octobre 2024. (Stephanie Lecocq/REUTERS)
Publié le 12/11/2024 à 7h05
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