Du fatalisme, de l’épuisement, et une pointe de colère. Voilà ce qu’éprouvent les parlementaires et leurs collaborateurs à quelques jours du réveillon. Deux mois déjà que le Parlement est engagé dans un débat budgétaire aux airs de guerre d’usure, devenu illisible pour beaucoup de Français du fait de la complexité de la procédure, l’absence de majorité et de l’opacité de tractations qui ont lieu derrière les rideaux. «Les gens qu’on rencontre sur le terrain ont juste envie de passer des fêtes tranquilles sans que le bateau ne coule complètement», soupire le sénateur (Les Républicains) Jean-Raymond Hugonet.
Mais alors que le mur se rapproche à grands pas, personne n’est capable d’esquisser un scénario qui permettrait de faire voter le budget de l’Etat avant l’échéance prévue par la Constitution, fixée au 31 décembre. Si le Premier ministre, Sébastien Lecornu, a réussi l’explo




