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Budget 2026 : derrière la loi spéciale, le 49.3 en embuscade ?

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Le Premier ministre a bouclé une énième consultation des groupes politiques avant la présentation d’une loi spéciale. Sébastien Lecornu reste silencieux sur sa méthode pour faire adopter un budget pour 2026 lorsque les discussions reprendront après les fêtes.

Sébastien Lecornu à l’issue du Conseil des ministres, le 10 décembre. (Eric Beracassat/Eric Beracassat)
Publié le 22/12/2025 à 20h23, mis à jour le 22/12/2025 à 20h51

C’est une chorégraphie bien rodée, presque un rituel. Depuis la nomination de Sébastien Lecornu début septembre, les délégations des différents camps politiques défilent régulièrement pour des «consultations» avec le Premier ministre rue de Varenne. En trois mois, l’ordre du jour des discussions n’a pas varié : comment doter la France d’un budget sans majorité à l’Assemblée ? C’était encore le cas ce lundi 22 décembre, avec la venue successive de tous les responsables politiques (hors LFI et RN), avant un Conseil des ministres exceptionnel dans la soirée, qui a adopté une loi spéciale. Ce dispositif déjà utilisé l’an dernier après la chute du gouvernement de Michel Barnier permet de faire tourner la boutique en attendant l’adoption d’un «vrai» projet de loi de finances (PLF) en 2026. Le texte, très court, de trois articles devrait être adopté sans difficulté mardi après-midi à l’Assemblée après une séance de questions au gouvernement, et avant son passage au Sénat. En Conseil des ministres, Emmanuel Macron a «indiqué qu’une loi spéciale n’était pas un budget, que ça ne réglerait pas le problème du déficit [...], que ce n’est donc pas satisfaisant» et a plaidé pour donner «au plus vite, en janvier, un budget à la nation», a rapporté Maud Bregeon, porte-parole du gouvernement.

Cette année,

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