Après s’être agité sur la scène internationale, Emmanuel Macron se penche de nouveau sur les affaires intérieures. Le chef de l’Etat a ainsi reçu jeudi 11 décembre les présidents du Sénat et de l’Assemblée nationale, Gérard Larcher et Yaël Braun-Pivet, en présence de Sébastien Lecornu, au moment où le gouvernement pousse les deux chambres à trouver un compromis sur le budget de l’Etat.
Analyse
Le chef de l’Etat a raccompagné le président du Sénat sur le perron de l’Elysée vers 15 heures, et s’est attardé pour poursuivre la discussion, notamment avec Yaël Braun-Pivet et le Premier ministre, ont constaté des journalistes. Le chef du gouvernement est ensuite resté encore une vingtaine de minutes au palais présidentiel avec Emmanuel Macron.
Une commission mixte paritaire décisive en perspective
Sébastien Lecornu avait affirmé mercredi en Conseil des ministres que son «objectif» était «de doter la France d’un budget» de l’Etat «d’ici au 31 décembre», jugeant que c’était «possible» si la droite sénatoriale faisait un pas vers la gauche, avait rapporté la porte-parole du gouvernement Maud Bregeon. «Aujourd’hui, vous avez une forme de décalage horaire entre l’Assemblée nationale et le Sénat», avait-elle estimé, en reprenant une expression du Premier ministre.
Maud Bregeon avait de son côté rapporté que la balle était «dans le camp du Parlement et significativement de la droite sénatoriale qui occupe une grande place dans la commission mixte paritaire», qui réunira la semaine prochaine sept sénateurs et sept députés pour trouver un compromis sur le projet de loi de finances.
Sur le budget de l’Etat, l’Assemblée avait en effet rejeté à la quasi-unanimité le volet recettes en première lecture, envoyant ainsi la copie initiale du gouvernement au Sénat. «Nous avons confiance dans le président du Sénat, dans les présidents des différents groupes qui composent le Sénat, pour être encore une fois force de compromis», avait encore dit Maud Bregeon mercredi. Or, la droite sénatoriale semble peu disposée à bouger vers le Parti socialiste qui a obtenu très peu de concessions dans ce texte, contrairement au budget de la Sécurité sociale où figure par exemple la suspension de la réforme des retraites.




