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Houleux

Budget de la Sécurité sociale : Sébastien Lecornu et son socle plus trop commun

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Les discussions sur le projet de loi de financement de la Sécu recommencent ce mardi dans l’hémicycle de l’Assemblée, forçant le Premier ministre à reprendre son numéro d’équilibriste entre une gauche réticente et une droite inflexible.

Sébastien Lecornu à Paris, lundi 1er décembre. (Julien de Rosa/AFP)
Publié le 01/12/2025 à 20h36

Le mikado version parlementaire ? Simple : les votes de chaque député remplacent les baguettes de bois rouges et bleues. Le but est de décrocher des voix dans un bord de l’hémicycle sans en perdre de l’autre côté. La variante à laquelle s’essaie Sébastien Lecornu depuis sa nomination à Matignon, en septembre, est portée au niveau «expert» : faire adopter un texte budgétaire à la fois par les socialistes et par Les Républicains (LR). Ou a minima décrocher leur abstention. Alors que le projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) revient en séance à l’Assemblée ce mardi 2 décembre, pour une seconde lecture, le Premier ministre remet les mains dans le cambouis. Il a prévu d’assister à la discussion générale depuis les bancs du gouvernement. Histoire de conjurer le sort ?

Pari du «compromis»

En décembre 2024, c’est sur le budget de la Sécu que Michel Barnier était tombé. «Au gouvernement, une victoire sur le PLFSS est considérée comme la moitié du chemin parcouru», rapporte un conseiller ministériel LR, alors que le projet de loi de finances poursuit, lui, son chemin au Sénat, avant un (probable) retour à l’Assemblée mi-décembre. Celui de

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