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Il est pour l’instant illisible. Il ne correspond à aucune trajectoire clairement établie et semble ne répondre qu’à un seul objectif à la fois essentiel et insuffisant : être adopté. La construction de ce budget 2026 se cogne à notre inculture collective du compromis. Le compromis ne peut pas se faire texte par texte en commençant par le plus important d’entre eux (et le seul obligatoire), le projet de loi de finances, et son corollaire pour la Sécurité sociale. Le compromis, comme dans toutes les démocraties parlementaires qui le pratiquent, doit s’élaborer, non pas sur des accords successifs, et forcément erratiques, de circonstances ou d’opportunités, mais sur un programme prénégocié au lendemain des élections législatives, après avoir constaté l’absence de majorité, même relative, suffisante.
C’est à ce moment-là que les parlementaires – et non pas le Président –, auraient dû s’emparer de l’affaire, juste après les législatives de 2022, et encore plus après celles de 2024, pour trouver un arc majoritaire qui se serait entendu sur un programme de compromis. Un gouvernement aurait été issu de ce long travail d




