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Calais, Saint-Dizier, Carcassonne, Toulon… Pour les municipales, le RN part en conquête de nouvelles villes

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Le parti d’extrême droite souhaite élargir après le scrutin de mars son assise municipale, mais aussi se projeter vers d’autres échelons : intercommunalités, Sénat, présidentielle.

Jordan Bardella (et Eric Ciotti et Marine Le Pen, assis de dos), lors des vœux du RN à la presse, à Paris, le 12 janvier. (Denis Allard/Libération)
Publié aujourd'hui à 5h27

C’est une stratégie de conquête sans tambours. Le Rassemblement national a décidé d’aborder les municipales des 15 et 22 mars avec modestie : des villes où l’on admet ne pas pouvoir présenter de listes, des candidats qu’on reconnaît devoir former et surtout, aucun objectif fixé. Trop dur à prévoir, justifie-t-on après la déception provoquée par le scrutin de 2020, quand le parti avait gagné seulement trois communes de plus qu’en 2014, en avait perdu deux, et vu le nombre de ses conseillers municipaux divisé par deux.

Les enjeux sont beaucoup plus élevés cette année, à l’approche d’un scrutin présidentiel que le RN aborde en favori. «Le fait de remporter des municipalités à quelques mois de la présidentielle va évidemment donner du poids à la dynamique et à l’enracinement du RN. Et ça va permettre à de nouveaux profils d’émerger

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