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Libération
Le billet de Thomas Legrand

Certifier le journalisme ? Pour combattre les manipulations, il faudra peut-être en arriver là…

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La «labellisation» d’une activité par essence libre n’est pas dans la nature première de notre profession. Mais ce métier mérite d’être défendu : il ne s’agit pas d’interdire ou de censurer mais de garantir que les contenus sont le produit d’un travail journalistique tel que la profession l’entend.

Les fabriques de fake news, les mauvaises pratiques journalistiques et les entreprises politiques qui utilisent la forme journalistique sans en respecter les canons se multiplient. (Nicolas Guyonnet/Hans Lucas. AFP)
Publié le 02/12/2025 à 17h52

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C’était au départ une idée de Reporters sans Frontières. Le but, en 2018, était de faire face au déferlement de fausses nouvelles déversées sans précaution dans le débat public par les plateformes et de trouver un système pour que celles-ci, comme Meta ou Google aident à distinguer le vrai du faux. Il s’agissait alors d’introduire dans les algorithmes des moteurs de recherche les critères d’un label.

Ce label ainsi promu permettrait de voir apparaître, lors d’une recherche sur Internet, en bonne place, bien référencés, des contenus provenant de médias ayant signé la charte Journalism Trust Initiative ou JTI («initiative de confiance journalistique») et ayant été dûment certifiés. Les critères exigés pour être certifié JTI recoupent les canons de base de la pratique journalistique. Il s’agit de savoir si le titre en question, presse en ligne, écr

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