Dans l’obscurité de la nuit tombée, une longue file longe la Saône. Une jeunesse en baskets, jeans taille haute, tote bag ou sac à dos patiente devant un bâtiment industriel en béton. On parierait sur une soirée techno. Perdu : ce lundi soir, à Lyon, le Sucre, lieu culturel assis dans un ancien entrepôt, accueille l’eurodéputé Raphaël Glucksmann, venu parler de son livre, Lettre à la génération qui va tout changer (Allary éditions).
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A l’intérieur, dans une salle pleine à craquer, des jeunes se sont installés sur des chaises en plastique, un carnet sur les jambes pour prendre des notes, accoudés au bar, ouvrage de l’essayiste à la main, ou répandus par terre, assis en tailleur. Quelques-uns filment la star qui parle encore des «politiques» en s’extrayant de ce monde. «L’idée selon laquelle on peut changer les choses seulement avec des actions extérieures est fausse. Il faut prendre les institutions, écrire les lois. Vous ne ferez pas une vie sans la politique, il faut s’investir dedans. C’est parfois chiant comme la mort mais c’est vital», amorce celui qui a été




