Des politiciens de droite, des vrais. Tous deux ont été «fascinés très tôt par Jacques Chirac» avant de devenir «militants de base» et de prendre du galon. Anthony Borré a adhéré à l’UMP à 16 ans, collé des affiches, pris la tête des jeunes UMP, conseillé Christian Estrosi. Pierre-Paul Léonelli a tenu des permanences, collé les affiches et des timbres, mené la campagne d’Eric Ciotti pour les législatives de 2007. Après respectivement vingt et quarante-six ans de militantisme, les deux élus niçois ont quitté jeudi soir le parti Les Républicains. «La mort dans l’âme», tiendra à préciser Pierre-Paul Léonelli. Avec «un pincement au cœur», dira Anthony Borré. Les résultats du premier tour du congrès LR ont signé la fin de leur engagement. Et d’une unité qui ne tenait déjà plus qu’à un fil. Les eaux sudistes se séparent : la droite radicale reste, la droite Macron-compatible part.
Primaire
«Sur le terrain de jeu de Zemmour»
«Je ne fais pas les choses sur un coup de tête, expose Pierre-Paul Léonelli, adjoint au maire de Nice. J’ai suivi tous les débats et je me suis rendu compte qu’il y avait une radicalisation dans les propos à laquelle je n’étais pas habitué avec Chirac ou Sarkozy. Je suis convaincu qu’il y a plusieurs droites, mais je n’ai pas envie de celle qui flirte avec l’extrême droite. Ma droite c’est celle de De Gaulle, celle de Malraux. Pas celle de Zemmour.» Lui qui avait voté au premier tour, photo de son ordinateur postée comme preuve sur Twitter, n’y retournera donc pas