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Christophe Castaner n’est plus conseiller de Shein, alors que le groupe chinois et l’Etat se confrontent ce vendredi 5 décembre au tribunal sur la suspension de la plateforme après les dernières polémiques. Mais il est toujours président, «bénévole» précise-t-il systématiquement, du conseil de surveillance du Grand Port maritime de Marseille-Fos (en plus de son poste de président du conseil d’administration de la société Autoroutes et Tunnel du Mont-Blanc). Et c’est sous cette casquette phocéenne que l’ancien ministre de l’Intérieur et ex-patron du parti macroniste redevient présent médiatiquement et publiquement depuis quelques semaines sur la scène locale. Une conférence de presse, un passage sur BFM Marseille ou encore la prise de fonction du nouveau préfet…
De quoi alimenter les spéculations sur un retour à la politique active à l’approche des municipales et alors que Renaissance soutient Martine Vassal, dont les propos quant à une éventuelle alliance avec le RN ont choqué dans le camp présidentiel ? Lui jure qu’il ne revient pas dans le game et n’a aucune arrière-pensée électorale. «Je ne suis plus un commentateur politique depuis trois ans et ce serait dommage de céder à ces penchants après trois ans de diète», nous assure-t-il, estimant que sa visibilité retrouvée n’a évidemment «rien à voir» avec la campagne municipale à venir. Libre à chacun de le croire.
Car l’ancien socialiste garde un pied dans le monde politique. Castaner est ainsi toujours membre de droit du bureau exécutif de Renaissance. Et a assisté en décembre 2024 à l’élection de Gabriel Attal à la tête du parti macroniste. «On m’a tiré par la manche pour venir, mais je ne fais plus de politique, racontait-il alors à Paris Match. Je continue de suivre la politique, mais ne suis plus impliqué, c’est fini pour moi.»




