Le jour de la marmotte
Cette rentrée donnerait presque envie d’écouter PNL et leur : «T’as cru quoi ? Rien n’a changé…» La fin de la phrase restera censurée mais l’idée est là. 2026 n’a en effet (pour le moment) rien de bien différent avec 2025. Voyez plutôt : la ministre des Comptes publics, Amélie de Montchalin, a annoncé sur X qu’elle allait recevoir les groupes parlementaires dans les prochains jours, avec le ministre de l’Economie Roland Lescure, pour trouver un compromis et adopter un budget. Si vous aviez besoin d’une autre impression de déjà-vu : le RN et LFI ne seront pas conviés puisqu’ils «se sont employés à bloquer le budget par tous les moyens possibles au détriment des Français», selon la macroniste. Cette dernière reprend également les éléments de langages entendus en boucle depuis que l’Assemblée navigue sans majorité : «L’objectif est clair : que les parlementaires puissent trouver, au plus tôt, les conditions d’un compromis. L’impasse n’est pas une fatalité.» Le projet de loi de finances pour 2026, dont l’examen au Parlement n’a pu être achevé avant le 31 décembre, doit revenir à l’Assemblée à partir de jeudi en commission des Finances. En attendant, c’est la loi spéciale, votée à l’unanimité le 23 décembre, qui permet de financer provisoirement l’État.
Du passé faisons table rase
Mais comment le gouvernement va-t-il sortir de ce bourbier et réussir à rapprocher les positions antagonistes de LR et du PS ? Une gageure, car l’Assemblée va repartir du texte façonné par la droite sénatoriale




