Il faut voir comme on nous parle. Depuis trois semaines, le «rendez-vous avec la nation» d’Emmanuel Macron vire à l’overdose de communication. Un «réarmement» cuisiné à toutes les sauces, «civique», «démographique» ou «industrielle». Une promesse de «régénération» pour accompagner la nomination de Gabriel Attal. Des «soldats de l’an II» du nouveau gouvernement sommés par le Président d’être «des révolutionnaires» et non «des gestionnaires». Mais encore ? Un ronflant triptyque «action, audace, efficacité» et, au cas où les Français auraient du mal à se figurer le «millésime français» de l’année 2024, cette nouvelle manie de répéter trois fois les mêmes mots : «De l’action, de l’action, de l’action», annonce Attal au journal télévisé de TF1. «L’école, l’école, l’école», proclame Emmanuel Macron pendant sa conférence de presse de deux heures et quart à l’Elysée. «C’est une langue appauvrie, faussement technicisée, dévitalisée, tacle le député européen de gauche Emmanuel Maurel. On passe notre temps à pleurnicher sur la défiance à l’égard
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Communication politique d’Emmanuel Macron : la poudre de perlimpinpin de l’Elysée
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«Réarmement», «régénération»… Pour masquer une certaine impuissance politique, l’exécutif accumule, depuis les vœux du Président le 31 décembre, les éléments de langage creux ou guerriers pour tenter de relancer le «récit» du second quinquennat.
Mardi, lors de la conférence de presse d'Emmanuel Macron, à l'Elysée. (Albert Facelly/Libération)
Publié le 21/01/2024 à 17h00
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