Tout juste aura-t-il consacré cinq minutes au sujet. Alors qu’il organisait un meeting de présentation de son programme, jeudi 5 février, le maire communiste de Montreuil Patrice Bessac a choisi jouer la carte du fond plutôt que de l’affrontement. Alors qu’il a réuni sur sa liste le PCF, Les Ecologistes, le Parti socialiste, Génération·s, les ex-insoumis de L’Après et même le Nouveau parti anticapitaliste (NPA), seule La France insoumise manque sur ses tracts de campagne. Le mouvement de Jean-Luc Mélenchon, pourtant allié du communiste en 2020, fera bande à part les 15 et 22 mars prochains.
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Actée sur les bulletins de vote, la rupture est aussi consommée sur les réseaux sociaux où Patrice Bessac accuse, sans les nommer, les insoumis de faire de la «sale politique, en menant une campagne pour [le] salir». Mais le maire, élu depuis 2014, passe vite sur ces «rageux qui font du Zemmour» sur internet, selon lui. «Montreuil mérite mieux que de la politique médiocre, faites de la politique, présentez votre programme», lance-t-il dans une salle des fêtes de l’hôtel de ville, comble et dans laquelle plus de 1 000 personnes étaient rassemblées. Plus tôt avant son




