Fallait-il venir jusqu’à Nouméa pour en dire si peu ? Jeudi soir (heure de Nouméa), au terme d’une visite de moins de vingt-quatre heures en Nouvelle-Calédonie, Emmanuel Macron a offert une pause sur la question du dégel du corps électoral, onze jours après le début des émeutes qui ont fait six morts dont deux gendarmes, sans pour autant annoncer de recul sur le fond. «Je me suis engagé à ce que cette réforme ne passe pas en force dans le contexte actuel», a déclaré le chef de l’Etat qui n’a, semble-t-il, pas l’intention de faire de grandes concessions aux indépendantistes. Avant de renoncer à convoquer le Congrès d’ici la fin juin, il exige que ces derniers, en particulier les responsables de la Cellule de coordination des actions de terrain (CCAT), appellent à la levée des barrages «dans les prochaines heures» et que les violences cessent. Le chef de l’Etat a promis un point d’étape sur l’avenir institutionnel du territoire «d’ici un mois». Et de prendre «plus de temps pour avoir un accord global qui rentre dans la Constitution», via la convocation du Congrès à Versailles, ou pa
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Crise en Nouvelle-Calédonie : Macron veut bien attendre, mais pas céder
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Le chef de l’Etat, en visite express dans l’archipel en proie à de violentes émeutes, s’est engagé à ne pas imposer sa réforme du corps électoral. Mais sans faire de concession, et en exigeant la levée des barrages comme condition au dialogue.
Emmanuel Macron et les élus néo-calédoniens observent une minute de silence en mémoire des victimes des émeutes, jeudi à Nouméa. (Ludovic Marin/AFP)
Publié le 23/05/2024 à 20h19
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