Ils se sont invités pour Noël. Leur nom : «Netwalker». «Ce sont des gens très pointus qui sont rentrés secrètement dans nos systèmes vers le milieu du mois de décembre», se souvient amer Jean-François Fountaine, le maire (divers gauche) de La Rochelle. Comme Alfortville, Cognac, Marseille ou encore, cette semaine, Angers, la préfecture de Charente-Maritime fait partie de ces collectivités victimes de cyberattaques. Soit l’assaut de pirates informatiques qui ont rendu momentanément inutilisables leurs matériels et exigé une rançon. Naguère totalement ignorés des collectivités locales, les enjeux liés à la cybersécurité sont de plus en plus présents à l’esprit des élus locaux. Une prise de conscience qui progresse à mesure que les piratages se multiplient.
«On ne s’y attendait pas»
«Pour répondre, on a fait appel à des prestataires extérieurs mais la plus grosse dépense, c’est le temps pris par nos personnels, explique Fountaine. Pendant trois semaines, le service public a été altéré à La Rochelle.» Dans l’épreuve, les services municipaux ont bénéficié des conseils de la gendarmerie et de la méthodologie de l’Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information (Anssi) qui les a guidés pour nettoyer, secteur par secteur, leurs ordinateurs. «Pour être honnête, on ne s’attendait pas à ça, reconnaît le maire. Il y avait des pare-feu mais, à l’évidence, ce n’était pas suffisant. On est plus sensibles qu’avant à ce sujet et




