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Le billet de Jonathan Bouchet-Petersen

Darmanin, un ministre de la Justice qui confond soutien privé et expression publique

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Le garde des Sceaux a bien le droit, à titre personnel, de vouloir être présent pour ses proches ou son mentor quand ceux-ci vivent l’épreuve d’une condamnation ou d’une incarcération. Mais sa fonction l’engage à une forme de réserve dans la sphère publique.

Le ministre de la Justice, Gérald Darmanin, mardi 16 décembre à Marseille. (Miguel Medina/AFP)
Publié le 18/12/2025 à 12h10

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Un garde des Sceaux ne devrait pas dire cela. Alors que Damien Castelain, le président de la métropole de Lille, a démissionné après la confirmation, mardi 16 décembre, par la cour d’appel de Douai, de sa condamnation à deux ans d’inéligibilité avec exécution provisoire, en plus de 18 mois de prison avec sursis et 20 000 euros d’amende pour abus de confiance et détournement de fonds publics dans une affaire de notes de frais irrégulières, Gérald Darmanin, ministre de la Justice en exercice, n’a pas hésité à lui témoigner publiquement toute sa sympathie. Et c’est bien dommage, c’est même un problème.

Sur son compte X officiel, où il compte près de 510 000 abonnés, il a certes pris la précaution de préciser d’entrée qu’il ne s’agissait pas de «commenter d’aucune manière une décision de justice», mais pour mieux affirmer avoir «une pensée plus qu’amicale pour Damien Castelain, qui

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