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Libération
Le billet de Thomas Legrand

De «la France qui tombe» à la France pétrifiée

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Dans un paysage politique et social marqué par la peur du déclin, voire de l’effondrement, les responsables de tous bords semblent tentés par la solution du pire.

Une affiche avec Pascal Praud et CNews collée lors d'une manifestation à Paris le 22 mars 2025, dans le cadre de la journée internationale contre le racisme et le fascisme. (Magali Cohen/Hans Lucas. AFP)
Publié le 23/09/2025 à 18h50

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Un chapelet d’études du CEVIPOF, du CEDOC et d’autres, depuis des années, dessine avec une déprimante constance des Français inquiets, défiants, peu satisfaits de leurs sorts collectifs et depuis peu, aussi, de leurs sorts individuels. La dernière enquête conjointe du Think Tank Terra Nova et de l’APEC (Agence pour l’emploi des cadres) montre qu’une majorité de salariés ne se sentent pas considérés et sont profondément démotivés.

Seulement, ces derniers mois, ce n’est plus une insatisfaction ou une déprime latente que décrit la teneur du débat public mais bien une sorte d’état de pétrification. A écouter les porte-voix politiques et médiatiques maintenant dominés par une droite culturelle triomphante, la France «serait au bord» de toutes sortes de précipices. Pour la droite identitaire et ses relais bollorisés, nous serions au bord de l’invasion, de la disparition, de la guerre civile. Pour la droite libérale nous serions au bord de la faillite, de la paupérisation, de la mise sous

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