«A cette époque, normalement, on a déjà un minimum de visibilité.» Pierre Hurmic, le maire de Bordeaux, ne cache pas son inquiétude autour du projet de loi de finances 2025, qui doit être adopté d’ici la fin de l’année. Entre un gouvernement démissionnaire, l’incertitude autour du prochain exécutif, le tout dans un contexte déjà ultra tendu financièrement, les collectivités s’interrogent sur le montant des dotations qui leur seront allouées. «Là, tout est un peu gelé, le retard s’accumule, ce qui nous contraint à une certaine gymnastique. On doit par exemple étaler les crédits dans le temps et il y a un fort ralentissement des projets en investissement», énumère l’écologiste. Ses équipes sont d’autant plus sur le qui-vive que l’élu est convaincu que l’Etat va mettre à contribution les collectivités territoriales «via une ponction sur la dotation globale de fonctionnement», compte tenu de la situation et de la trajectoire budgétaire nationale. «Mais il n’y a aucune raison que ça soit à nous de combler le déficit de l’Etat et le dérapage budgétaire qui est sa seule responsabilité. Notre investissement pallie déjà son
Budget
De la Gironde au Maine-et-Loire, des collectivités inquiètes du brouillard budgétaire : «On est en train de nous étrangler financièrement»
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Des départements tirent la sonnette d’alarme en voyant leurs recettes fondre et leurs dépenses sociales augmenter, sans savoir à quelle sauce ils seront mangés par les prochains arbitrages budgétaires. Ils craignent de devoir faire des économies sur des services publics fondamentaux.
Le maire de Bordeaux Pierre Hurmic (REA)
Publié le 07/08/2024 à 9h11
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