Une page s’écrit ce lundi 8 septembre à 15 heures. «Dans les livres d’histoire», comme l’a revendiqué jusqu’à plus soif François Bayrou ? Ou, plus banalement, dans les journaux du lendemain ? Après neuf (tout) petits mois à Matignon, le (très) gros orgueil du Premier ministre s’accommode mal d’une sortie piteuse, congédié par la gauche et le RN qui ne comptent pas lui accorder leur confiance à l’issue de sa déclaration de politique générale. Lui qui se plaçait dans les pas d’Henri IV et de François Mitterrand le 13 décembre, jour de sa nomination extorquée à Emmanuel Macron, aura surtout marqué par la haute idée qu’il a de lui-même.
Habité par la conviction qu’on ne l’appellerait au pouvoir «que quand ça irait très mal», lui, le «seul» à sonner l’alerte sur les finances publiques depuis deux décennies, «le seul» aussi à ne pas prendre de vacances en août, comme il l’affirmait en juillet devant des parlementaires médusés, le centriste mis en échec ne voit qu’un seul modèle à sa hauteur : le président du Conseil Pierre Mendès France et son vote de confiance perdu de 1955.
«Ni Churchill, ni Mendès, ni De Gaulle»
«Seul», il le sera en montant à la tribune de l’Assemblée, tant son propre camp lui ti




