On ne peut qu’être choqués par les actes de violences qui ont mortellement touché ces derniers jours des agents du service public. On pense à ces trois policiers percutés par un chauffard roulant à contresens, en excès de vitesse, fortement alcoolisé et sous l’emprise de la drogue, et à cette infirmière poignardée sur son lieu de travail par un homme au lourd passé psychiatrique. On pense aussi à l’incendie du domicile du maire de Saint-Brévin, qui l’a conduit à démissionner, et à la multiplication des règlements de compte à Marseille sur fond de trafic de drogue. Tous ces faits ont fait la une de l’actualité et suscité l’émotion légitime de la population. Pour autant, les mettre dans le même sac alors qu’ils n’ont pas grand-chose à voir entre eux pour décréter, comme l’a fait Emmanuel Macron mercredi lors du conseil des ministres, qu’il y a là «un processus de décivilisation» de notre société est pour le mo
Le billet de Jonathan Bouchet-Petersen
Avec sa «décivilisation», Macron entonne un refrain extrêmement droitier
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Après «l’ensauvagement» de Bruno Retailleau et Gérald Darmanin, le chef de l’Etat ajoute de la confusion au débat public, déjà gangréné par un sévère manque de nuance et la propagation des idées les plus violentes. Sans dessiner les contours d’un sursaut.
Marche en soutien à Yannick Morez, à l'initiative de Johanna Rolland et des élus de l'association des maires de France à Saint-Brévin, le 24 mai. (Theophile Trossat/Libération)
Publié le 25/05/2023 à 12h07
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