Décrivant son imperméabilité au «découragement» et son «envie de mener la bataille», François Bayrou, dans son livre Résolution française, en 2017, empruntait à Turenne, «au moment d’entrer dans la mêlée», cette formule : «Tu trembles, carcasse, mais si tu savais où je vais te mener, tu tremblerais encore bien davantage !» A l’heure de prononcer, ce mardi 14 janvier à l’Assemblée nationale, sa déclaration de politique générale, un mois après avoir forcé les portes de Matignon, il aura bien besoin de mobiliser son tempérament d’indécrottable optimiste. On se souvient de Michel Barnier, monté le 1er octobre, à la tribune de l’hémicycle dans un silence plombant. Le leader centriste, s’il pourra compter sur l’ovation de ses fidèles députés Modem, n’est pas assis sur une coalition plus importante. S’il n’a pas réussi à élargir le «socle» de ses soutiens, parviendra-t-il à restreindre le nombre de ses potentiels censeurs, et à assurer sa survie plus longtemps que les trois mois tenus par son prédécesseur ?
Analyse
Déclaration de politique générale : à l’Assemblée nationale, François Bayrou va-t-il conclure ?
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Un mois après son arrivée à Matignon, le Premier ministre prononce son discours ce mardi 14 janvier. Sous pression, il est attendu au tournant par la gauche, notamment sur la réforme des retraites.
Le Premier ministre, François Bayrou, le 17 décembre à l'Assemblée. (Albert Facelly/Libération)
ParLaure Equy
Publié le 13/01/2025 à 20h50
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