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Le billet de Thomas Legrand

Démocratie française… Ça sent le gaz

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Dans son livre, «la Démocratie à l’état gazeux», Gilles Finchelstein, file la métaphore chimique pour décortiquer les âges de la démocratie française. Solide puis liquide, aujourd’hui en voie d’évaporation. Et peut-être demain, à l’état plasma.

Gilles Finchelstein, secrétaire général de la Fondation Jean-Jaurès, le 26 octobre 2023. (Eliot Blondet/ABACA)
Publié le 10/11/2025 à 7h00

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L’originalité et l’intérêt de la démocratie à l’état gazeux de Gilles Finchelstein (ed. Flammarion), c’est la métaphore chimique. Une image éloquente qui permet de comprendre la situation déroutante dans laquelle se trouve la politique française et, à vrai dire, mondiale. En ces temps ou même les optimistes flippent, le secrétaire général de la Fondation Jean-Jaurès clarifie, mais ne rosit pas le tableau général. Notre vie démocratique de 2025 serait donc à l’état gazeux.

Si l’on prend l’histoire politique contemporaine de notre pays, l’état solide va de 1962, date du référendum sur l’élection du président de la République au suffrage universel direct, jusqu’à 1992 (le référendum sur Maastricht). Notre démocratie est ensuite liquide de 1992 à 2017, année de l’élection d’Emmanuel Macron.

Clivage gauche-droite

Solide : c’est le clivage droite-gauche qui se structurera avec la mise en ballottage du général de Gaulle lors de la première élection du Président directement par les Français (1965), pour toute la période des Trente Glorieuses. Le clivage gauche-droite «devient le clivage de tout […], il absorb

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