Alors que le dérapage ahurissant du déficit public – prévu pour cette année à 5,1% par l’ancien gouvernement mais qui devrait en fait atteindre au moins 6,1% du PIB – pèse fortement sur les choix budgétaires austères auxquels Michel Barnier dit être contraint, il est urgent d’en identifier la (ou les) raison(s). Il est important de savoir si cela est le fruit d’une volonté de dissimulation, en pleine période électorale, d’une situation connue au sommet de l’exécutif ; si cela est dû à l’incompétence des services de l’Etat incapables de fournir des prévisions fiables ; ou si cela est la conséquence malheureuse d’une conjonction de facteurs qu’il était difficile de prévoir. Il y va de la transparence qu’on peut légitimement attendre de la part de ceux qui nous gouvernent et plus largement de la crédibilité de la France à l’égard de ses créanciers.
Le billet de Jonathan Bouchet-Petersen
Dérapage budgétaire : oui, il faut une commission d’enquête parlementaire !
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Alors que le rôle du Parlement est aussi de contrôler l’action du gouvernement, l’Assemblée doit se donner les moyens de savoir si l’explosion du déficit public a fait l’objet d’une dissimulation, si elle est le fruit d’une incompétence de l’Etat ou si c’est la faute à pas de chance.
Bruno Le Maire, en août, lors de la «rencontre des entrepreneurs de France» organisée par le Medef à Paris. (Laurent Hazgui/Divergence)
Publié le 14/10/2024 à 11h24
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