Ce n’est pas la révolution mais de petits indices qui nourrissent l’optimisme de Jean-Luc Mélenchon. Il reçoit chaque jour de nouveaux soutiens. La raison est souvent identique : un barrage dès le premier tour à l’extrême droite et à Marine Le Pen. Le candidat écologiste, Yannick Jadot, tente d’expliquer aux foules de ne pas le quitter. Le vote pour «le climat, l’écologie et la démocratie», c’est lui, dit-il. Plusieurs membres du mouvement Génération·s – petite famille politique fondée par Benoît Hamon – ont décidé de passer la frontière. Ils quittent la campagne de Yannick Jadot pour soutenir Jean-Luc Mélenchon. La liste des transfuges est longue. Le maire de Trappes, Ali Rabeh, est déjà membre du Parlement populaire des insoumis. Il avait annoncé son choix en janvier. Aujourd’hui, il y a des élus comme Stéphane Delpeyrat ou encore des anciens députés comme Pascal Cherki et d’autres. On a interrogé trois membres de la direction – qui appelle également à voter Mélenchon – pour tenter de comprendre leur choix : Véronique Bidault, Romain Jehanin et Roberto Romero.
Vous êtes membres de Génération·s, donc logiquem