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Le billet de Jonathan Bouchet-Petersen

Dette publique : «boucler le budget» ne peut pas être une fin en soi

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Derrière le mantra de la «stabilité», on ne distingue, à part la priorité donnée aux armées, aucun projet structurant pour le pays.

Sébastien Lecornu, à Paris le 10 septembre. (Ludovic Marin/AFP)
Publié le 16/09/2025 à 13h03

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La situation politique, indéniablement instable, y est pour beaucoup, mais comment ne pas être lassé par la répétition de ces séquences où le seul horizon consiste, pour un Premier ministre fraîchement nommé – et surtout fraîchement accueilli par ses oppositions comme par les Français –, à chercher le trou de souris pour espérer boucler, au milieu des «lignes rouges» des uns et des autres, le budget de la nation sans être renversé ? Le tout, au motif qu’il faut un budget à la France, pour assurer une stabilité martelée comme un mantra aussi impérieux que stérile. Voilà qui est d’autant plus déprimant que cette stabilité apparaît comme une embrouille pour fourguer une continuité rejetée.

Cocotte-minute

Tout cela sonne creux et dans ce genre de période où

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