Entre l’immense photo de l’ancien garde des Sceaux, éternel regard de sphinx, et la colonne Vendôme, érigée par Napoléon pour commémorer la victoire d’Austerlitz, deux tribunes sont installées. A gauche, les plus hauts représentants de l’Etat, la famille et les proches de Robert Badinter. Ses enfants et sa veuve, Elisabeth, auprès d’Emmanuel Macron. François Hollande, installé entre Yaël Braun-Pivet et Éric Dupond-Moretti. A droite, le gouvernement, sept anciens ministres de la Justice et quelques rangées de parlementaires. Les députés LFI Eric Coquerel et Caroline Fiat, invités en leurs qualités de président de la commission des Finances et de vice-présidente de l’Assemblée, sont arrivés dès 11 heures. Sans lâcher un mot à la nuée de journalistes qui les harcèle en leur rappelant que la famille Badinter ne souhaitait voir ni représentants du Rassemblement national, ni du mouvement de Jean-Luc Mélenchon. Sans les apostropher directement, le sulfureux député Meyer Habib les provoque en braillant – à trois mètres d’eux – commentaires désobligeants et accusations d’antisémitisme au micro de LCI. Au loin, un engin de chantier émet un bouc
Mémoire
Devant le ministère de la Justice, un hommage à Badinter dans la tourmente de l’histoire
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Emmanuel Macron a rendu hommage mercredi à l’ancien garde des Sceaux et artisan de l’abolition de la peine de mort, esquissant une future entrée au Panthéon.
Cérémonie d’hommage de la Nation à Robert Badinter, le 14 février place Vendôme. (Albert Facelly/Libération)
Publié le 14/02/2024 à 17h00
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