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Diffamation, racisme et outrages : à Metz, la mairie sous le feu d’un groupuscule d’extrême droite

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La bande de militants identitaires d’Aurora Lorraine vise notamment le maire François Grosdidier à coups d’affiches islamophobes. Des plaintes ont été déposées.

Le maire de Metz François Grosdidier à l'Elysée en juillet 2023. (Ludovic Marin/AFP)
Publié le 23/12/2025 à 11h24

Leurs méfaits s’accumulent. Les militants du groupuscule identitaire Aurora Lorraine doivent faire face à une plainte déposée par la municipalité de Metz, a annoncé lundi le Républicain lorrain. Une de plus, alors que le maire François Grosdidier (divers droite) les poursuit déjà à titre personnel pour diffamation. En cause : des collages d’affiches racistes ciblant directement l’édile, rebaptisé «Grosvendu» car préjugé complice de l’«islamisation» de la préfecture de Moselle. Un membre du groupe vient par ailleurs d’être jugé pour l’agression verbale de l’adjoint à la culture, Patrick Thill.

Les premières pancartes sont apparues sur les murs de Metz en mars. Des affiches islamophobes montrant tantôt le maire grimé en caricature de fidèle musulman avec, pour seuls mots, le détournement de son patronyme, tantôt une gigantesque mosquée trônant au cœur de la ville et la mention «le nouveau Metz financé par vos impôts». Rebelote au fil des mois suivants. Le but du groupe d’extrême droite qui assume de se préparer «au combat sous toutes ses formes» et revendique une trentaine de membres : communiquer sur les réseaux sociaux et attaquer le projet de construction de la grande mosquée de Metz, présenté comme un grand plan d’entrisme islamiste et «d’ingérence étrangère»

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