Au lendemain de l’annonce de l’apparition à plusieurs reprises du nom de Fabrice Aidan, diplomate français, dans les Epsteinfiles, Emmanuel Macron monte au créneau. Ce jeudi, le Président a affirmé vouloir comprendre pourquoi la «clarté» n’avait pas été faite «plus tôt» sur le cas de ce diplomate cité dans de nombreux documents publiés par les autorités américaines, qui avait par ailleurs été visé par une enquête américaine pour consultation d’images pédopornographiques en 2013.
Interrogé pour savoir comment ce diplomate pouvait justement encore être en fonction malgré des signalements passés, le chef de l’Etat a estimé que c’était «inacceptable». «S’il est vrai que l’administration avait des informations il y a plusieurs années, des choses auraient dû être faites», a-t-il affirmé à la presse à l’issue d’un sommet européen, assurant avoir «découvert» cette affaire.
Selon les documents qui continuent d’éclabousser chaque jour des personnalités et des politiques, le nom de Fabrice Aidan apparaît plus de 200 fois dans des échanges avec le criminel sexuel Jeffrey Epstein. Les premiers échanges remontent à 2010, alors que le diplomate travaillait aux Nations unies, détaché par la France.
Le diplomate conteste «l’entièreté des accusations»
Son avocate a affirmé que son client conteste «l’entièreté des accusations portées à son encontre». «Ce qui a pu être indiqué sur des prétendus faits de 2013 est totalement et purement faux, assène la robe noire. Il n’y a jamais eu la moindre consultation de sites à caractère pédopornographique. Le FBI a déjà enquêté sans qu’aucune poursuite n’ait jamais été engagée et les investigations menées en France sont arrivées à la même conclusion.»
Le ministre des Affaires étrangères Jean-Noël Barrot a pour sa part signalé les faits à la justice française et lancé une enquête administrative ainsi qu’une procédure disciplinaire. Il a précisé que Fabrice Aidan était actuellement en disponibilité pour convenances personnelles.
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«Le ministre a eu raison de prendre les dispositions qu’il a prises et je lui ai demandé qu’il fasse toute la clarification pour savoir comment, compte tenu de ce qui apparemment était su, des dispositions n’ont pas été prises plus tôt», a expliqué Emmanuel Macron. «Mais moi, je réagis comme vous, j’ai découvert comme vous cette affaire», a-t-il dit à des journalistes.
La mention du nom d’une personne dans le dossier Epstein ne suppose aucun acte répréhensible a priori de cette personne. Mais les millions de documents rendus publics par la justice américaine montrent, à tout le moins, des liens avec le criminel sexuel Jeffrey Epstein ou son entourage.




